28.07.2010
GRANDES ALPES: TEST 2
Hé ! Hé ! Les allumés de la cocotte ! Me revoilà sur le blog ! ça en faisait du temps hein ? Je vous avais épargné un énième Giverola en 2009, la recette étant toujours la même. 1 mot sur Giverola 2010 : Y z’ont refait tout le patio de l’hôtel en style « Dandy artiste Zürichois lunettes rectangulaires à grosses montures : c’est très réussi. J’ai pris la roue d’un groupe qui s’attaquait à du gros glore le dernier jour, un tour inédit : le Colformic, 217km et 3020m de dénivel, le reste est sur cette vidéo.
Bon, à part ça, je remets le couvert en vue de faire un jour Léman - Méditerranée par la Route des Grandes Alpes. Un test sur 5 jours cette fois, mais là l’idée c’est de rejoindre Coire avec un crochet par le Splügenpass puis à Madulain (GR) trouver Bruno Mauron, mais oui tu sais le copain de Aaanniiiiiiiiieee !
DAY ONE : départ le 10 juillet pour… Brig, 132 km qu’y dit le Gogl (Google à prononcer comme un gamin qui commence à lire en 1ère année).
Le Luc vient m’accompagner entre Roche et Martigny. Ce sera mon seul compagnon de route et nous profitons de faire un peu les pipelettes !
Puis c’est la remontée du Valais. Il fait env. 35°C et c’est le seul jour de l’année où il n’y a pas un ion de luft, mais pas un. Moi qui comptait sur le vent’ à cul ! Même qu’arrivé à Leuk, l’orage qui pète sur le Simplon refoule tout son air et je me fais les 40 derniers avec un vent version vallée du Rhône… mais dans le groin, plus une jolie pluie lourde à Gampel. Elle ne rafraîchit même pas l’atmosphère, et à peine terminée que s’élèvent de la route des volutes de vapeur avec des effluves de pins et de jasmin qui m’enivrent. Je sens monter en moi le désir en la regardant danser à travers les voilages qui frémissent sous la brise nocturne. Son corps nu laisse deviner des seins lourds, des reins cambrés et des cuisses finement ciselées. Elle ondule sur ce rythme… Ouup’s s’cusez moi ! C’est l’inconvénient du copier-coller, il s’agit là d’un passage de mon nouveau livre érotique en préparation.
Note de la rédaction : Nous avons volontairement gardé ces égarements de l’auteur comme vecteur promotionnel de son prochain ouvrage que nous publierons aux éditions : Eros Ramasse ton outil (Eros Ramazzotti en italien dans le texte)
J’arrive finalement à Brig fatigué à vomir (enfin presque) parce que depuis Giverola j’ai pas trop roulé, peu de montées et que je viens de passer 8 jours sans toucher la vélocipeda et surtout parce qu’il y avait en fait 145km et pas 132 ! Hé oui, couillon ! Quand tu demandes à Mr. Gogl un itinéraire que tu veux faire à vélo, faut prendre soin de cocher la case « Eviter les autoroutes ». Et le tracé « La suisse à vélo » louvoie d’un côté à l’autre de la vallée du Rhône pour éviter les grands axes. Bref une assiette de spag’, une visite du château Stockalper, une pension minable mais pas cher et do-do.
DAY TOUT : J’aurai pu écrire Day2 ou two ou 2 day pour aujourd’hui, mais tu connais le Nico, lecteur impénitent, faire simple, c’est pas son truc !
Day tout donc doo doo di doo (ouaww ! ça sonne comme une chanson de Birkin ! Vas-y voir Joëlle !?! Avec une petite voix toute faible et à peine juste !?! Hein, hein, hein Fab’ c’est bien ça hein ? ça sonne comme du Birkin !... et tu trouves pas que Birkin ça sonne comme une marque de solution de rinçage pour hygiéniste dentaire ?).
Donc le Nico il avait tracé sa ligne sur Gogl Map à l’arraché, fait sa réservation pour la chambre, et c’est que height jours after, qu’il se retrouve chocolat en réalisant que c’est loin d’être plat tout ça (c’est fou j’ai tellement peur que t’en loupes une que j’aimerai lire à tes côtés pour être sur de pouvoir te les expliquer parce que je sais que t’es pas toujours des plus fut’, mais bon si je les explique toutes c’est lourdingue, donc : y en a une dans cette phrase et tu t’ démerdes pour la trouver, en fait je viens de te baliser le passage).
C’est loin d’être plat quoi ? Ben… Brig – Disentis, con ! ça fait 110 et cette fois je peux pas me tromper, y a pas d’ Autobhan, la montée de la vallée de Conches, la Furka et l’ Oberalppass. Départ à 07h pour éviter les orages, la circul et la chaleur. Jusqu’à Ulrichen – Oberwald, tu te fais déjà 800m de déniv, mais ça va, c’est frais et magnifique. Ensuite ça s’ complique, le trafic augmente et la chaleur augmente aussi avec l’altitude. Et oui mon gars ! y t’avais pas dit ça le Ammann dans ses cours météo parapente hein ! Rien à voir avec ses conneries de « Détente adiabatique humide » ! Celle-là j’aime bien la placer, ça te pause son Hé Rudy.
Ch’te parie que si tu la jactes au repas de bienfaisance de Chopard pour les jeunes Kazakhes démunis du Haut Toggenburg, entre Nadine de Schischild et Niels de Darden et ben y demandent pas leur reste… et c’est tant mieux parce que je saurai même pas l’expliquer.
J’affectionne toujours ce petit pont de pierres avant Gletsch, sous lequel sourd un torrent impétueux aux eaux argentées, chargées de minuscules paillettes de granit arrachées à la montagne puissante et majestueuse. Ce n’est autre que le Rhône naissant !
Gletsh, petite pause. Là ça va encore ! J’attaque le dur, les rampes sous l’hôtel Belvédère son terribles, mon compteur oscille entre 6.3 et 6.4 km/h, quand vais-je tomber faute de vitesse, les jambes me brûlent, le sac trop lourd me pèse, le souffle me manque à 2200m et la sueur brûle mes yeux. La route défoncée et les motards enragés finissent de sceller mon calvaire qui ne prendra fin qu’une fois le col franchi. Là, je m’accorde quelques minutes de pause, toujours ému de cette vue sur Gletsch, le Grimsel et les sommets parsemés de névés nimbés de leur virginale blancheur étincellente. Note de la rédaction : Nous avons à de réitérées reprises signifié à l’auteur que lorsqu’ il s’aventure dans le style poétique, il se rend surtout pathétique, bien loin d’un Ramuz ou d’un Denis de Rougemont.
4h c’est le temps qu’il m’a fallu pour rallier le col de la Furka, il est midi, je suis pil poil dans la fenêtre.
La descente sur Réalp, si elle est libératoire pour ma musculature, n’en est pas moins Gefärlich. Tssss, les Uranais, y foutraient pas des barrières de sécurité ! Un plot de béton tous les 8 mètres ça fera l’affaire… et derrière c’est le viiide. Des barrières de sécurité ? Donnerwetter ! T’y penses pas ! C’est dispendieux ces trucs là, et au frais du contribuable ? Non mais Lulu y z’ont pas les ronds, t’as vu combien y sont dans le canton, les Waldstätten contribuables ? T’as qu’à mirer un peu les N° d’immatriculation, si t’en trouves un en dessus de UR 4317, c’est un jeune conducteur qu’a eu son bleu en 2010. Y sont tellement en déflation démographique dans les cantons primitifs, que la confédération leur verse des subsides annuels à la saillie. Autant en Chine y niâtent à couilles rabattues, autant en Urnerland t’as l’impression qu’y savent pas y faire. Pourtant les distractions sont rares ! Pas prêt de voir un concert de Uzwöö (U2) à Göschenen, tout au plus une Schlageparade à Altdorf, et encore même Morisod veut pas y aller ! Donc y z’ont que ça à foutre (c’est le cas de dire. Et si t’as pas con pris, cherche dans le dico).
Andermatt : Füf un’ Fiertzikrrr minuten pause, ein Sandwich ein Cola bitte schön !
13h40 j’attaque l’Oberalppass, 610m sur 10 kils, 1 h suffira avec 3 pauses de 2 min. Hein ? Mais d’ziou gonfle pas, p’tain ! Si ch’ te dis qu’ chu cuit, chu cuit, merde ! Sans blague ! Je m’envoie gels sur gels (3 en 1h) et je me choppe « der Regen » sur la moitié de la montée, mais là, la nymphe aux seins lourds et à la cuisse galbée, pffffffft envolée !
Après le pass à 2046m j’entame 21 kils de descente et : « It’s raining again ». Je suis Supertramp. (Oui t’as raison celle-là je l’avais déjà faite, dans un autre récit il y a bien longtemps, mais honnêtement j’ai pas pensé que tu t’en souviendrais, et pis tu sais mon éditeur a des exigences, il veut que mes récits aient du corps, et donc des fois je remplis un peu pour donner du volume, mais on s’en aperçoit pas ! Non ! Hein ? Un peu tu dis ! ah bon… A part ça combien sommes-nous de francophones à avoir fait la relation entre le titre de la chanson et le nom du groupe ?)
Cette descente sous la pluie c’est l’enfer ! Les motos, la route glissante, les cars Ludwig Spüler Reisen gmbh Dortmundt remplis de teutons la gueule encore pâteuse, consécutivement à leur « Kleine finale gewonnen ». et voilà t’y pas qu’un cycliste d’origine nord africaine me dépasse, assis sur la barre, les mains au centre du guidon plié en deux la tête presque sous le guidon, même Cuche fait pas mieux en matière de recherche de vitesse, complètement fêlé le gars. Si moi j’avait un problème de « détente adiabatique humide » à la Furka, lui il a un problème de « descente diabolique Numide » à l’ Oberalp !
Haa ! Haa ! putain y a pas qu’ la sueur qui pique les yeux, les larmes de rire aussi, j’en peux plus tout seul, je me marre rien que de penser à l’écrire. Non mais tant de conneries ! Si à ma mort y dissèquent mon cerveau, ça pourrait bien remettre en cause toutes les connaissances en neuropsychiatrie. Pis que ceux qui se grattent la sous-ventrière en se demandant pourquoi ça doit faire rire, n’oublient pas que les Numides étaient les anciens habitants de la Numidie qui s’étendait de l’Algérie à l’est de la Tunisie. Bon c’est vrai qu’une fois expliqué ça a plus le même sens hein ! Donc t’évites de demander chaque fois pourquoi c’est drôle ou alors tu reprends l’intégrale de la Comtesse de Ségur et tu nous fais pas chier.
Arrivé à Disentis en 6h15 de selle avec 2450m de déniv, je prends mes quartiers, chambre spartiate où faut faire son lit soi-même, mais pour 35.- y a rien à dire. Rapide visite du célèbre cloître de Disentis, souper, finale du mondial en Schwitzertütsch et do-do.
DES FRUITS : …ben ouais elle s’imposait d’elle même ! Après Day tout y a Des fruits ! Si t’arrives pas tu le redit avec l’accent Britton de Manchester sud… voilà t’y es c’est juste ! Pas difficile !
Des fruits donc, ou le jour où j’ai sauvé un vieux.
Target : Splügendorf
Früstück aussi spartiate que la chambre et départ à 07h de Disentis. Comment ? Qu’est-ce tu dis ? Ah ! Tu veux savoir l’histoire du vieux ? Attends, on prend les choses dans l’ordre, moi les textes à chronologie syncro-inversées version Ahmed lie nos tombes, je maîtrise pas. Après je m’y retrouve plus et j’oublie des trucs. Note de la rédaction : Il a sans doute voulu parler d’Amélie Nothomb.
Je pensais que pour rejoindre Bonaduz au pied de la vallée, comme je devais perdre 650m dans l’aventure sur 45 km et ben ça me ferait 45 kils de descente pure ! Mon cul ! (et c’est rien de le dire, tu verras après pourquoi) il a fallu au passage reprendre 380m. Joli paysages alpins du Vorderrhein aux strates géologiques des plus variées. Bonaduz-Thusis, aucun intérêt, juste le vent dans le nez comme d’hab depuis mon départ de St-Légier.
En route je reçois un appel de l’hôtel de Splügen, la patronne me demande pourquoi je suis pas venu dormir le 11.07 comme réservé ? Ben c’est pas grave, je viens cette nuit le 12.07, tu vas pas me chier une pendule parce que j’inverse Elf et Zwölf depuis toujours, ça m’a déjà coûté des points dans mon travail de thèse sur l’analyse semnopithèque des écrits du second tiers de l’œuvre de Dürenmatt, on va pas remettre le couvert ? Elle avait déjà pas l’air sympa au téléphone lors de la réservation, mais là, elle est loin d’être jouace la mère ! Du coup je passe le temps à me l’ imaginer : elle doit combattre dans les +110kg, la croupe large, mais plate sans relief, un bon 130E à 5 crochets (si, ça existe !) qu’elle commande chez Landwirtkleidungversand AG à Sursee, tu sais ceux qui fond les nènès tout pointus comme les tenues de scène de Nina Hagen, elle doit avoir des joues pendantes comme un boxer et des cheveux châtains courts avec des mèches blondes qu’elle refait à la Noël et à la St-Josef (va savoir pourquoi). L’ensemble de sa garde-robe provient du catalogue Cornélia...
A Thusis la route s’enfile dans les gorges de la Vermala, des ponts sautent d’un versant à l’ autre, le long des parois granitiques à pic et au fond, le Rhein gronde et tourbillonne.
Je m’arrête à Zillis pour y visiter la petite église toute rénovée dont les plafonds faits de carrés de bois peints de scènes bibliques ont fait la notoriété. Je visite aussi l’expo qui y a trait et apprends plein de choses sur ces lieux au demeurant stériles, mais qui n’en sont rien. En effet ils disposaient d’une manne régulière, générée par les marchands qui franchissaient les alpes et… et pis merde , aide-toi Wikipedia t’aidera ! Vous êtes drôles les gars ! Pour vous les seules considérations utiles sont de savoir si le groupe Dura Ace Di2 change plus vite que l’Ultegra 6600 et si le Michelin Pro Race 3 a une meilleure gripp que le Schwalbe Stelvio. Mais rappelez-vous : Kunst und Kultur font du bien à l’âme (Globule philosophe vaudoise).
Je reprends la route avec en point de mire un type en vélo droit comme un « i », j’arrive pas à le chopper et en conclut vite qu’il s’agit d’un vélo à assistance électrique. La route serpente dans une gorge boisée, et soudain lorsque la pente s’élève, le type s’arrête et pousse son vélo. Je le rejoints et m’arrête. Il parle français, il a 72 ans, il est trempe de sueur, habite Splügen et n’a rien à boire. Je lui explique que c’est très dangereux de rouler sans boire si longtemps sous cette chaleur et lui tends ma gourde. Il en boit quelques gorgées goulument. Je veux la lui donner mais il refuse. Tu vois mon Nico ! A peine sorti d’une église qu’il se prend pour le bon Samaritain et St-Martin réunis, pour peu il découpait son maillot Assos pour le partager avec ce miséreux !
Je reprends ma route, de jolis lacets empilés en rampes légères dans la forêt. Du colinet (petit col) pour lopette, mais la route est encore longue jusqu’au barrage de Sufnersee et je réalise que Splügen est encore plus loin et que mon vieux y va finir sec, momifié dans un virage, alors je me cale debout sur les pédales, place un 52/17 et j’appuie… le cadre se vrille et le carbone craque à chaque tour de pédale, je fonce à Sufers où, providence, je tombe sur des cantonniers avec une camionnette. Le temps de reprendre mon souffle et je leur explique l’histoire, tout ça dans un allemand plus qu’improbable, mais à voir comme ils sautent dans leur camion et filent à tombeau ouvert (comme ça y sont prêts) à la recherche du p’tit vieux, c’est qu’y z’ont compris.
C’est donc l’âme en paix que j’arrive à Splügen, et là attablé devant l’ hôtel, qui ça ? Ch’te l’ donne Emil… Note de la rédaction : C’est une classique chez l’auteur, il veut dire : je te le donne en mille. … La patronne de l’hôtel, comme je te l’avais décrite ! Tu ch-an-ge-e rien ! Magnifique non ? 3 mots d’excuses pour mon retard d’un jour, 2 pour rire, le tout en forçant sur l’accent Französisch, le charme opère… elle fond !
D’EFFORTS : par-fait ! Tu assimiles vite, je te mets un « atteint avec aisance », on continue !
D’efforts donc et d’abnégation. Je dois être à Madulain avant 14h, y a 105 kils et d’après les infos que Luc m’a transmises en chemin, y a 660m de déniv pour le Splügen et 1500 entre Chiavenna (It) et le Maloyapass. Je décide de partir tôt, 05h30 et je fais bien. J’évite la circul. La montée du Splügen est superbe dans l’aube naissante, les premières rampes sont dures, mais ça se calme avec l’empilement des lacets sur la fin. Je l’efface en 1h, dans la fenêtre encore une fois. Ensuite je verse sur l’Italie, 32 kils de descente sur une route mal foutue avec des tunnels sans éclairage et des passages à ne pas faire en montant car à plus de 11%, je reste très prudent et mets plus de 1h15 pour rallier Chiavenna.
J’entame alors la remontée sur le Maloya, c’est nul et sans intérêt. C’est là que l’abnégation intervient : J’ai mal au cul depuis hier. Non, non, pas sur les ischio ou le sacroilliaque, j’ai dû mal placer mon cuissard et sur la fesses droite j’ai une zone de peau brûlée par le frottement. Pourtant un cuissard Assos Fi Mille… pas d’ la graille ! Tu connais l’ Nico, à défaut d’être un crack à la pédale, il se la joue beau matos de qualité, couleurs accordées et tout l’ toutim. Certaines personnes pleines de finesse et de sensibilité s’en sont aperçues, et d’ailleurs Bettina n’a pas mis 8 jours à Giverola pour me dire que mon bandana bleu s’accordait mal avec mon vélo et mes habits blancs et rouges et que… tant qu’à faire je pouvais essayer d’m’en tailler un dans un maillot Assos. Tout en finesse ch’te dis, mais dans les gencives quand même, entre un bridge et une couronne, qu’elle me l’a placée la Bettina, joli non ?
A Splügen y a pas de pharmacie, la patronne de l’hôtel m’a…
Non, tu rigoles ! Tu vois la scène après ma description ? Non, non elle m’a juste expliqué que le docteur du village tient dans son arrière boutique, une petite officine. Je m’y rends ipso facto, lui explique mon mal et il me donne un onguent fait de peaux de limaces séchées, de miel, de poudre de serres de choucas et d’huile de rhododendrons pressée à froid.
Si les ingrédients sont mélangés à la lune noire, l’effet est redoutable m’assure-t’ il. Et il l’est, j’ai rien senti en montant le Splügen, mais là à Chiavenna la douleur se fait lancinante, je sais plus comment me mettre sur ma selle. Tant pis, je tourne « à la tête de cochon » et puis « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (Henri Pitteloud, imprimeur philosophe Valaisan).
Ce n’est que les 8 derniers kils, là où ça ressemble enfin à un col que la douleur disparaît, mon corps sécrétant suffisamment d’endorphine pour anesthésier la blessure. Les 3 derniers kils sont un fatras de lacets empilés qui ne respectent aucun axe, ils ont joué avec le relief de la montagne, c’est superbe.
Une fois passé le col j’ai enfin du vent de dos, du vrai, jusqu’à Madulain où je retrouve Bruno qui m’accueille comme un chef d’état. Comme il travaille encore, on se retrouvera le soir pour une super pizza. Je passe l’après-midi entre sieste, badigeonnage de fion et piscine à Pontresina.
DAY FIVE : Et hop ! Triple Lutz piqué, axel, double boucle et fridolin ! T’as vu comme le Nico il te l’a arrondie ? Non mais glandu ! Sachant que t’avais compris comment ça marche, j’allais pas te faire ce plaisir ! Et pis essaye voir d’en faire une avec Day Five ? Si tu trouves tu m’ la faxe !
Toujours grand beau, p’tit dèj avec Bruno, serrage de paluches, échange de cartes de visite et go ! 08h30 à l’assaut de l’Albula.
Fastoche qu’y m’ disait le Luccio, on l’a déjà fait ensemble ! Ben y s’ rappelait pas mieux que moi, parce que sur les 9 kils, les 5 premiers sont tout entre 8 et 10% et avec les jambes froides et lourdes, ça fait mal, quand au cul ch’ t’en parle pas, c’est si douloureux que j’ai les larmes aux yeux, mais j’ai dit que j’irai au bout et je vais au bout. C’est plus de la tête de cochon, qui me fait tourner les jambes, mais de la tête de sanglier farcit aux « trippes d’ours à la graisse d’urus… avec du miel » Note de la rédaction : A l’heure où nous mettons sous presses, il ne nous est plus possible de corriger cette citation empruntée sans autorisation à Eucaliptus dans Asterix chez les Helvètes. Nous nous engageons à verser CHF 1.- à Hachette Editeur pour dédommagement, qu’ils reverseront à l’œuvre de bienfaisance de Chopard pour les jeunes Kazakhes démunis du Haut Toggenbur.
Ce col de l’Albula est de loin un des plus beaux en terme de paysage, avec le Galibier, de tous ceux que j’ai fait. C’est sauvage et pur, à mon avis, la main invisible des élucubrations à Piccard lors de son tour du monde en ballon, a aussi passé par là. Et tant qu'on y est dans l'ballon on peut encore rajouter la main de Maradona et celle de Thierry Henri La descente sur Filisur est interminable sur une route défoncée. Avant Tiefencastel, je mets la flèche à droite et reprends 500m pour rejoindre Lenzerheide, ça monte régul, c’est du facile tout joli, puis c’est la longue descente sur Coire où je prends le train pour rentrer chez moi.
Un incroyable périple de 5 jours, 526 kils, 7700m de déniv et un temps magnifique. Seule ombre au tableau, ma blessure, mais qui sera bien vite oubliée.
En résumé de ce test pour faire un jour la Route des Grandes Alpes, je pense clairement que partir seul avec un sac à dos c’est pas le bon plan ! Il vaut mieux trouver un retraité à qui tu offres le logement et la bouffe et qui convoie ta bagnole et tes bagages d’une étape à l’autre et assure la récup’ en cas de problème.
En tous les cas j’ai eu un monstre plaisir, et le rythme imposé par le moyen de locomotion permet, si on est curieux, de découvrir plein de lieux magnifiques et de profiter de tous petits instants de rencontres avec les habitants. Je vous encourage tous, dingues du vélo, à vous créer de telles occasions de voyages.
Nico LaRustine
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23.07.2010
GIVEROLA 2010
17:50 Publié dans SORTIES VELO DE ROUTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.07.2008
GRANDES ALPES: TEST 1
Comme vous le savez tous, mon objectif à long terme, est de faire un jour la route des Grandes Alpes. Parcours pour le moins couillu reliant le Léman à la méditerranée, officiellement de Thonon à Menton. 770 km et plus de 17000m de déniv par les cols mythique du Tour de France. Izoard, Turini, Bonnette, Lautaret j'en passe et des plus durs !
Dans l'idée de voir un peu ce que ça représente en termes d'effort, d'équipement de température et de mental, j'ai profité que ma petite famille faisait un stage "cul dans l'sable"à Ste Maxime, pour enfourcher mon destrier fidèle, abandonnant lâchement mon automobile à St Jean de Maurienne, pour attaquer un test grandeur nature.
Je quitte donc St Jean de Maurienne sur le coup des 9 heures du mat', 12 kil de plat pour chauffer l'embiellage et j'attaque le télégraphe avec un mental d'acier. 1h03 d'ascension d'un col de 12.5 bornes d'une difficulté de type col de la croix par Villard. Bref rien de bien méchant, mais du sérieux pour cycliste entraîné.
5 kils de descente sur Valloire, un café, un caca et j'embraye le fameux Galibier. 18 kils avec des portions à plus de 10% une arrivée à 2645m et un ciel sans un nuage sur 360°. Tu parles du bonheur ! On m'a tant dis que c'est l'enfer que je renonce au rythme contre la montre, mais conserve à tout le moins une jolie cadence, prenant toutefois le temps de m'arrêter pour faire quelques photos de ce panorama à couper le souffle. C'est beau à pleurer, promis! après avoir vu ça tu jettes plus jamais un papier par terre et tu crois en Dieu !
Ma devise pour cette montée: pas dans l'rouge et ne jamais mettre le 25. Gagné ! en 1h47.
Le dernier kil est gratin de chez gratin et fils, mais au sommet, la vue est si belle sur le massif des écrins que tu prends comme un coup de point dans le ventre. Clic clac, une photo sous le panneau du col une veste et je prends le temps de déguster ma salade de pâtes en m'en mettant plein les yeux. (de la vue, pas des pâtes! banane !)
La descente sur le col du Lautaret est vertigineuse, ça ressemble aux paysage des montagnes d'Afghanistan, mais sans les mines et les talibans. Au Lautaret un transat un coca au pied des glaciers. Je rejoins ensuite mon hôtel à La Grave au pied de la Meije.
Au matin du 2ème jour, et au terme du 30 bornes de descente, je rejoins Bourg d'Oisans. Je dépose mes affaires à l'hôtel et parts en quête d'une puce de chronométrage qui me permettra d'officialiser mon ascension de… L'Alpe d'Huez ! Si si lecture incrédule ! La célèbre montée du Tour.
C'est juste de la folie, 14 kils, 1160 m de déniv avec des rampes à plus de 14%, des malades j'te dis !
J'adopte le rythme chrono, maillot ouvert, lunettes dans le casque, médaillon en or de la Madone qui pendouille sur le Craft et rictus version Cadel Evans à la ramasse. Je suis littéralement transporté par les viva de la foule en délire, hé oui, nous sommes le 16 juillet et l'étape du tour avec final à l'Alpe passe le 23, mais déjà tous les emplacements de camping cars sont occupés par des hollandais bedonnants, bière à la main, avachis dans des transats, encourageant les gogos de mon espèce. Je boucle la montée en 1h14, soit exactement le double du record de Marco Pantani ! Si tu fais une fois dans ta carrière cette mythique montée, tu comprendras à quel point le temps de 37 minutes est ahurissant.
3ème jour, la météo s'annonce incertaine pour la fin de journée et je dois franchir le col de la Croix de Fer à 2067m, pour rejoindre St Jean de Maurienne. Je pars donc de Bourg d'Oisans à 8h15. La Croix de Fer n'est de loin pas le plus beau col de la région, à tout le moins dans sa partie basse, car tu roules en forêt, mais dès le barrage de Grand Maison le panorama est assez grandiose. A mon avis c'est encore plus couillu que le Galibier, mais moins haut. En tout les cas j'ai plus souffert sur ce col.
27 kils de montée, un détour de 150m pour immortaliser le col du Glandon qui est à 2.5 bornes de la Croix de Fer et après un effort soutenu de 2h49, une banane et une barre, j'entame la descente car le sommet des montagnes est dans les nuages et il fait frisquet.
A mi parcours, je quitte la route principale et fait un détour de 6 kils et 440m de déniv pour accrocher encore le col du Mollard.
Ca me fera un total de 6 cols plus l'Alpe d' Huez avec plus de 2000m de déniv par jour.
Je rentre en Helvétie heureux mais fourbu.
Le vendredi j'accompagne Sylvain dans un petit Torgon… juste histoire de décrasser ;-)
C'était une expérience merveilleuse avec un temps superbe, mais il manquait juste les potes.
D'ailleurs à ce sujet vous réservez tous le week end du 30 août pour la Stelvio Bike. Le col du Stelvio qui culmine à plus de 2760m et qui relie l'Italie aux Grisons par l'Umbrail. Pourquoi à cette date ? Parce que le samedi 30, le col est fermé à toute circulation motorisée, il y a donc des milliers de vélos (l'an dernier 6768)
A vos agenda
NicoLarustine
01:24 Publié dans SORTIES VELO DE ROUTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.06.2008
GIVEROLA 2008
Comme l'an dernier, on commence par ce qui fâche et ensuite on passe à ce qui réjouit : Après avoir vainement essayé l'an dernier, cette fois Véro a réussi à faire croire à Sylvain qu'elle allait tellement s'ennuyer sans lui (le pauvre comme il va déchanter après 20 ans de vie commune ! au moins Marc, lui il a compris sans faire 20 ans ! Hein Marc !) Donc la gourgandine nous a séquestré notre héros, ce dernier prétextant des Schmerzen (Die Schmerzen = des douleurs, pour qui ne maîtrise pas comme moi avec un art consommé, la langue de Goehte) dans le dos! Pourtant c'est pas pire que des papillons dans le ventre !
C'est donc à 4 que l'on entame le voyage à Kerzers, Luc, Marc; Fabrice et votre scribouillard dévoué. Pas l'temps de s'ruper un paquet de chips que le contôleur annonce un arrêt à Bursin: (Note de la rédaction: la phrase suivante est à lire avec un accent Bernois a couper au couteau)
Näkrste HHHalt: "Boursine" füüüfi Minuten Schtopp !
Alors là mon gars, ton Goehte tu te le roules entre le pouce et l'index, t'y rajoute le tabac d'un Camel et un peu de libanais jaune et ça t'fais une bonne cigarette de haschich. Bonne parce que o'haschich o'haschich c'est bon c'est bon ! Ah! C'est clair que ça change du très polissé: "Meine Damen und Herren, wir treffen in Bursin ein" que l'on peu entendre dans les voitures feutrées des CFF ! (Note de la rédaction: l' expression o'haschich o'haschich etc.. est à lire en chantant sur la mélodie de la pub: oasis oasis c'est bon c'est bon. Pour d'évidentes raison marketing nous avons accepté cette version, non sans avoir rappelé à l'auteur qu'une lecture par trop ardue de son manuscrit ne retiendrait que les lecteurs habituels de Houellebecq et BHL)
Surprise! Entrent dans le car et s'installent au bar, l'attachée de presse de Giorgio Armani et la responsable des castings de Dolce Gabana. Si le fait qu'elles attaquent direct au gros rouge en rassure certains, convaincus qu'elles descendent à Giverola pour faire les repérages des shootings du prochain catalogue Spengler automne/hiver (si si ! celui là même dont on collait les pages à notre adolescence !), pour ma part, privilège de la sagesse due à mon grand âge, j'ai appris à me méfier des jolies filles sapées YSL dans un car de sportifs, comme des vieux cyclistes aux mollet rasés. La suite me prouvera que j'avais raison !
Arrivé à Giverola il fait si froid que l'on se dirait en Espagne en ibère.
Ce qui m'agace profondément chez toi lecteur passif, c'est ton manque de sagacité ! Mais fais un effort diantre, fichtre dieu, rigole au moins, mets les doigts dans la prise et alimente-moi ce processeur. Bon, t'es sympa alors celle-ci je te l'explique, mais tu me promets que si t'as pas compris après, tu t'inscris à un cours d'espagnol. Nos amis du pays de "Sancho pensa" ont la fâcheuse habitude de prononcer des "B" à la place des "V" et inversement. Alors maintenant tu me la relis: En Espagne en ibère. Voilààà… bien… tu vois quand tu veux ! Plus difficile maintenant: übung sexundzwanzig: "Aller à Berne à vélo boire une bière brune dans un grand verre". Ah Ah on fait moins le malin hein ? Pas si facile la langue de Serventes !
Giverola, donc. Prise des cantonnements et déjeuné. Déjeuner qui a failli mal commencer: primo, Marc se met d'entrée à dos le chef de rang de la salle des fêtes, croyant reconnaître en lui le chauffeur du car. Mais faut pas dire à un Hidalgo ténébreux chef de rang de son état, qu'il ressemble à un chauffeur de car (l'inverse est certainement vrai aussi), c'est une combine à se retrouver cloué en croix sur ta "bicycletas" con (con = avec en espagnol) un picador entre les côtes et les oreilles et la queue servis en entrée au buffet du soir à une bande de suisse allemand heureux. Secondo, un gras du bide au regard porcin assis trois tables derrière, a faillit nous faire bouffer notre bircher par les trous de nez parce qu'on lorgnait un peu la splendide créature qui lui servait de compagne et dont la mammoplastie est une admirable carte de visite pour la clinique La Prairie.
Appel à 1330 en tenue d'ex et départ pour une reconnaissance de 35 kils le long des criques jusqu'à San Felliù histoire de montrer à Fabrice et Marc qui sont du voyage pour la première fois, que si les habitants de la péninsule ont de bonnes dispositions pour la tortilla et la corrida, ils excellent dans la recette façon mère grand pour la confection du bitume (conditionné en pot de 500gr avec un coupon de tissu carolé rouge et blanc sur le couvercle).
Le soir venu on se fait une table de romands, soit 6, puisque Nicole et Elisabeth, les deux déléguées syndicales du C.A.R.E se joignent à nous pour partager les repas et notre bonne humeur. (Mais non banane, toi tu ris toujours à la mauvaise page, c'est pas lié au fait qu'elles étaient dans le car, c'est parce qu'elles sont venues là pour faire un stage course à pied et qu'elles font partie du Club Atléthique Région Est). A partir de là les choses vont se gâter pour nos abdominaux et nos zygomatiques, à commencer par ce moment mémorable où Fabrice s'enfonce inexorablement en cherchant à évaluer l'âge d'Elisabeth.
Le lendemain, force est de constater que Fabrice avait raison dans ses prévisons météo, le temps est au froid et gris. La petite mise en bouche de 122 kils se fait pour au moins 50 sous la pluie. Si Luccio et son frelot se la jouent début en douceur dans un groupe à 26 de moyenne max, Fab et moi on s'la pète en 28 et +, mais ça nous coûte… un peu !
Lundi: pluie pluie pluie. Luc nous la raconte schtroumpf dormeur, mais Marc Fab et moi on va taquiner le 34/25 dans le San Grau sous la pluie et les yeux éberlués de nos amis d'outre Sarine qui n'y croient pas de voir ces Welsches rouler dans ces conditions.
Mardi c'est au tour de Marc de faire la journée au Dormicum et Fabrice de faire les boutiques à Barcelone, comme valet porteur des sacs de Nicole et Elisabeth qui ont décidé de s'exploser la Visa. Pour qu'il ait l'air à la hauteur on a piqué la casquette du gardien de nuit, mais il a pas voulu la mettre. Tant pis pour eux car avec Luc on se fait la plus belle sortie de la semaine à Santa Pelaya, en tout cas pour ce qui est de la météo: soleil radieux. Sortie suivie d'un ratatinage de glaouis et d'une pénissiotomie. Traduisez: 2 minutes 13 dans l'eau glacée de la mer qu'on voit danser au fond des golfes claires… Ah! si Fredy…! (Note de la rédaction: celle là elle est bonne alors on la laisse, mais c'est pas sûr que tout le monde la comprenne. Des fois on aimerait bien être à vos côtés lors de la lecture afin de voir si vous riez ! Enfin bon, sachez que vous pouvez toujours faire un commentaire sur ce blog en indiquant ce qui vous a plu, fait rire, pleurer de rire, pipi aux culottes etc… ça fera plaisir à l'auteur qui est quand même un peu mégalo, faut bien l'dire ! en plus d'être nul et tordu ! Ah si! ça été dit ! tordu c'est un compliment mais nul… C'est noté, gravé dans l'marbre !)
Petites apartés avant de s'attaquer au gros du morceau. Au retour de ces magnifiques sorties, il a parfois fait quelques rayons de soleil qui réchauffèrent le fond de l'air permettant de se dorer la pilule sur un transat au bord de la piscine. Ceci non sans avoir été se faire branler la cellulite dans les jacuzzi au royaume d'Ali, enfin ce qui nous en reste parce qu'on commence à être taillés. Bref ceci pour dire que le jacuzzi chez Ali, c'est le b-a ba de la récup sportive, y a qu'a Verne (Berne prononcé à l'espagnol, voir le cours donné ci-dessus) à l'institut de médecine sportive qu'on fait mieux ! (Note de la rédaction: Si si, il a osé ! Ali Baba la caverne et tout le toutim, c'est pathétique au départ on pensait que c'était tellement téléphoné qu'il n'oserait tout de même pas… mais si !)
Luccio dans son sac à malice avait emmené avec lui une Slack Line. Alors là lecteur ignare, ça t'en bouche un coin, même que t'as passé ton First Certificat à l'école club Migros, celle là tu l'avais pas à ton répertoire, je le sais t'es comme tous les autres, tu uses régulièrement du Trend, Corporate, Assessment, Corp Business Leadership and so on.
Une Slack Line donc; simple sangle tissée à haute résistance de charge, régulièrement utilisée pour l'arrimage de matériaux des plus divers sur les ponts des camions, mieux connue sous le nom de fabrique: Spanset.
Hé! ouais on y revient, mais c'est pas parce qu'on est camionneur avec une Peugeot (Note de la rédaction: Peugeot nom commun utilisé dans les années 50 pour désigner une cigarette) au coin d'la gueule, un vieux Marcel bardé de taches de sueur et de gras qu'on peut pas aussi s'la pèter avec un ou deux mots d' British. Cette sangle tendue entre deux arbres permet à chacun de s'essayer au sens de l'équilibre, en faire la traversée défie les lois de la gravité; un ou deux essais furtifs pour Marc et moi, tandis que Fabrice s'y croche jour après jour et progresse rapidement, quand à Luc il possède une bonne longueur d'avance puisqu'il merde un peu sur le triple Axel au niveau de la réception.
Bien entendu on a pas loupé la séance photo lorsqu'on a vu Nicole et Elisabeth tester leur sens de l'équilibre. Faut dire que tordu comme je suis, j'ai profité de leur complète ignorance pour leur prodiguer des conseils parfaitement bidons, visant à les mettre dans des poses dont au sujet des quelles la couverture de PlayBoy est directement reléguée en ligue corporative. Photos disponibles dans la galerie Giverola 2008 et en agrandissement directement auprès de mon éditeur. A ce propos Luccio qui nous avait pourtant promis, a finalement feint d'oublier et à ce jour nous ne savons toujours pas: Nicole ! C'est du vrai? Ou…?!?
Voilà, ça c'est fait !
On passe donc au couillu d'la s'maine ! Les grands tours. 159 bornes le mercredi tous réuni dans le groupe de tête 28 et + avec Ueli notre chef de groupe, triathlète ironmaneu d'Hawaï par deux fois qui tourne les jambes comme les bielles du Montreux, navire amiral belle époque de la flotte de la CGN. Appuyé sur son guidon de triathlon, le vent n'a pas de prise sur son physique ni son moral. Nous lui décernons à l'unanimité du jury le titre très convoité de Wind Penetrator. Au retour dès le bas du col de Tossa, on se fait un relais tournant de 2 lignes de trois, puisque Yoggi nous accompagne et on s'bouffe les 12 kils jusqu'à Tossa à plus de 55 km/h. Ma-gni-fique un grand moment de cyclisme, un pur bonheur.
Le jeudi Romanya le classique tour de récup de 75 kils que l'on a le tord de toujours faire trop vite. Marc se la joue à la tête de cochon avec Ueli dans la montée, mais y a pas photo un schtaubirne entraîné n'a rien à craindre d'un Blonaysan au lourd passé de fêtard, même si ce dernier à un mental d'acier trempé. Si t'as pas la pompe et les jambes, ben… mais bravo Marc, je m'incline bien bas !
Freitag: The Tour.El Turo de l' Homé
185 kilomètres écrit en toutes lettres siouplait !
Moi chui monstre jouasse car les deux dernières années j'avais fait comme grand tour, le San Hillary. Et comme en ce vendredi le temps était à l'orage c'était mieux pas de faire le San Hillary, parce qu'on fait pas le San Hillary quand y tonne ! C'est un truc à prendre une veste (de pluie de préférence). Hé! Ben non, non et non celle là, si tu l'a pas comprite, c'est qu'tes pas haBill, ben ch' t'l'esplique pas ! Na ! Mais moi elle me fait marrer un max: Hillary quand y tonne ! C'est pas un cerveau que j'ai, c'est un presse purée avec réducteur de 12 à rupteur intégré, échangeur air/air et vis platinée à chanfrein de 8 sur courroie crantée, le tout orné d'un tableau de bord en ronce de noyé et levier de vitesses au volant.
Un beau tour mais assez dur avec deux montées successives de 15 kils et une arrivée dans le brouillard pour prendre la pause. Autant dire qu'on s'éternise pas. Le retour est un peu longuet avec plus de 35 kils le long de la mer, elle-même bordée d'immondes constructions destinées à accueillir le baigneur, vacancier de son état au corps adipeux enduit de crème solaire, la bière à la main et dont la femelle s'fait pèter les point noirs su'l buste rebondit par trop étriqué (et triqué aussi) dans un soutif 75 B alors qu'ça fait un paire d'années qu'elle a passé avec mention le 95 D (ne te méprends pas son bas a passé dans le même temps du 38 au 46). Tout ça alors que leurs 3 moutards s'bavent une glace sur l' dernier T-shirt propre des vacances.
Au retour mes 3 compères m'abandonnent lâchement, dans mon délire d'arrondir à 200 les 185 kilomètres déjà parcourus, mais moi aussi je sais y aller à la tête de cochon, et je-les-fait 200, due cento, zwo hundert, two hundred, Abe cothn, dos cientos ! Bravo Nico (Note de la rédaction: nous nous joignons aux milliers de messages de félicitations reçus par l'auteur et saluons l'exploit empreint de respect et de force de caractère, d'intégrité et d'humilité)
Après ces 200 kils, douche, jacuzzi et je rejoints au patio mes amis et les deux spécialistes de la foulée féline qui viennent elles de se taper 26 bornes de course à pied. Chapeau bas les filles, non contentes de vous faire le San Grau au pas de course et les heures de technique de course durant la semaine, vous vous enquillés plus d'un semi marathon pour le dessert.
On se remémore les bons moments de la semaine autour d'un verre de Rioja avant de passer à table. Table qui est, va sans dire, toujours aussi exceptionnelle de variété et de qualité. Samedi on lâche la petite reine, et on se fait un trek dans la jungle du bord de mer le long des falaises qui mènent à Tossa, on a bien cherché, mais pas trouvé de crâne de cristal. Pour ma part c'est dans la forêt au plus mauvais moment que je reconnais mes amis: c'est celui qui a un rouleau de pq dans son sac et qui dit: j'savais bien que ça allait t'arriver, alors j'l'ai ramassé !
Notre Luccio climber nous hisse sur un rocher de 60 mètres surplombant la mer, là t'as pas besoin de chanter Ramucho, tu vois tout de suite ceux qui sont à l'aise avec le vide (Luc et Fabrice) et ceux dont 34 cm2 de paroi lisse font perler la sueur sur les plaques de chocolat 75% cacao grand cru qui leur font office d'abdominaux, ça donne un côté aventurier solitaire au grand cœur, mais le flageolement du molet traduit indubitablement une couardise crasse. (Hé! ho! lecteur assidu, t'as vu un peu la richesse du vocabulaire, quand est-ce que j'm'y mets ?). Tossa 3-4 tapas en guise de repas, casquette pour les tétards et cartes postales pour les plus amoureux (m'font rire la Hentsch connection, s'la jouent rictus d'la mort qui tue dans l'effort, théorie du maintient de la ceinture abdominale, mais sont tout marshmallows quant y gribouillent un grand cœur sur la carte postale d'leur ch'tite.) Et rien pour les plus vieux chnock de mon genre, pas une carte postale, pas une casquette du Barça, pas un set de savon artisanal, rien de rien ! vieux pingre aigri va !
L'heure du départ approche, la mélancolie nous gagne. A peine les bagages chargés, et les derniers "tschüss tzamme" prononcés, que le car démarre. C'est assit au bar du car que l'on voit la Olà que font les gentils organisateurs et c'est la larme au coin de l'œil que l'on chuchotte un très suisse allemand:
"Bye bye Giverola !"
NicoLarustine
04:36 Publié dans GENERAL | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.06.2008
1er LES MOSSES 2008
Dans la série des sorties de con dont j'ai l'habitude, en voici une qui me tenait à cœur depuis longtemps:
Monter aux Mosses et faire une photo de mon vélo devant des skieurs médusés (normalement c'est les baigneurs qui sont médusés ! … bon laisse t'as remet rien compris, c'est vrai t'as plus l'habitude cher lecteur libidineux avachit devant ta télé une bière à la main regardant top modèle prétextant à ta femme que tu fais un entraînement intensif en vue de l'euro. Celle-ci que t'as pas comprite, je te l'esplique pas hein ! mais pour les suivantes tu te réveilles un peu, le printemps est de retour, NicoLarustine aussi et tu te déshibernes le cerveau, parce que ça va chier dans les bosses ces prochain temps. J'ai fait une cure et chu fin prêt pour la déconnne et les kils !)
C'est donc le 29 mars que je rejoins Fabrice à La Tour de Trême pour une sortie par un temps magnifique. Fabrice avec son vélo tout neuf et son enthousiasme de jeune premier, y a pas fallu y pousser beaucoup pour qu'il accepte de monter avec moi au col des Mosses, mais qui dit col des Mosses à cette date, dit aussi neige en abondance.
C'est nez-en-moins (et aussi un peu les oreilles, surtout à la descente) que nous entamons cette magnifique montée sur une route sèche, mais bordée dans l'ascension finale en équipement d'hiver, par de hauts murs de neige.
Une fois en haut on se shoot quelques images pas piquées des flocons devant un téléski, provoquant sans doute de graves perturbations mentale chez les quelques enfants qui skiaient ce jour là. Mais on s'en fou, on va quand même pas se faire chier pour trois bouts de mouflets qui feront le reste de leur vie au Prozac, hein !
Au retour de ce petit périple de 80 bornes mon phacochère de Fabrice, qui comme chacun le sait a un compteur perso avec environs 6800 kils et un pour les potes avec 723 kils, me mène par le bout de son 52/12 face au vent sur toute la vallée de l'Entyamont ! "Fend la Bise" voici désormais son surnom ! J'avais d'abord opté pour le surnom de "WindPenetrator" mais vous apprendrez dans un article à venir prochainement, que le nom de domaine est déjà pris.
Je lui suce la cassette sur le chemin du retour et compte les minutes, cette escapade dans un froid piquant m'a épuisé, mais 'tain que c'était beau.
NicoLarustine
PS: Joëlle ! ça te va comme style rédactionnel ? ou faut-il que je force encore un peu le trait ?
00:50 Publié dans SORTIES VELO DE ROUTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.05.2008
PORTRAIT DE L'AUTEUR
Nico LaRustine
Ecole enfantine à 2 ans, Collège privé, Gym-naze, Uni de Laus-âne, MBA à Yale en science des "kaba" et autre sac (la clé de tout). Et enfin un doctorat en physique des plasmas.
Un cursus qui m'a permis d'obtenir une place de stagiaire dans une manufacture de sonnette, division: vélo d'enfants ! Aujourd'hui je fouette quelques types pour qu'ils veuillent bien mettre un peu d'encre sur du papier, histoire que vous ayez quelques quotidiens à lire, mais surtout autre chose que ces conneries !
Un peu vieux mais pas trop, marié à une femme exceptionnelle, belle à croquer, sexy juste ce qu'il faut, mais surtout intelligente et pleine de bon sens et en plus avec elle: pas besoin d'accumuler des points FIS pour partir rouler ou voler quelques jours. Avec elle surtout, 3 Migoo jolis malins, curieux, rieurs et malicieux.
Moi, sale tronche, râleur, pleurnichard, enculeur de mouche, toujours mal quelque part, mais... beau comme un Dieu! (Elle, elle dit que c'est pour ça qu'elle m'aime, mais je ne suis pas dupe, je sais que c'est uniquement parce que... je lui gratte le dos après !)
Suite à une brillante carrière de fumeur, avec plusieurs titres prestigieux à mon palmarès, est venu le temps de la reconversion ! Grâce à mes amis parapentistes et cyclistes, je me suis mis au vtt pour ne pas sombrer dans la dépression et la boulimie. Puis histoire de se la jouer "rictus de la souffrance extrême" dans les montées "façon Armstrong à l'Alpe", ça fait mieux sur un tout carbone de route ! Alors va pour un" Kuota".
NicoLarustine
03:16 Publié dans AKI K C'EST KI DEBLOG ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.11.2007
STAGE D'ENTRAINEMENT GIVEROLA 2008

crazy bike Crazy Bike
Bonjour à tous les pédaleux
Si l’actu de vot’ 54 dents est plus à s’imaginer s’offrir un p’tit détartrage pour Noël, vous avez peut-être dans un coin de tête de vous faire la « Marmotte » en 2008 ! ou la Route des Grandes Alpes ! Votre rêve c’est faire une fois le Stelvio Pass ? ou alors vous faire un traitement anti cellulite sur le mythique tracé de Paris Roubaix ?
Ou alors tout simplement vous faire plaisir ! (ceci n’excluant pas cela)
Pour ça va donc bien falloir penser farter les pédales et faire fumer l' 12. Moi j’ai mieux à vous proposer que le TOKO rouge pour neige mouillée !
8 jours d’entraînement en Espagne, au chaud dans un environnement extraordinaire, aussi bien pour le logement, la cuisine que les itinéraires.
PROGRAMME :
DATES 10 MAI AU 17 MAI
DEPART KERZERS A ~22H00, LE 09 MAI
ARRIVEE GIVEROLA A ~09H00, LE 10 MAI
VOYAGE EN CAR GRAND LUXE
SORTIES 5 SORTIES EN GROUPES
3 SORTIES LIBRES
DEPART GIVEROLA A ~20H00, LE 17 MAI
ARRIVEE KERZERS A ~07H00, LE 18 MAI



Les sorties en groupe sont au nombre de 5 réparties du dimanche au vendredi, avec inclus dans cette période un jour de repos. C'est ce jour de repos ainsi que le samedi d'arrivée et le samedi du départ qui constituent les sorties "libres non accompagnées".

Les distances des tours vont de 75 à 180 km pour le grand tour. Plusieurs groupes de 4 à 15 personnes, roulant à des allures moyennes différentes, permettent à chacun de rouler à son rythme, sans forcément s'faire exploser la chaudière. A mi-parcours des tours une pause "casse croûte" permet pour ceux qui auraient mal évalué leur allure, de changer de groupe, voir même d'abandonner carrément grâce au minibus "balai" qui récupère hommes et montures. Les allures sont les suivantes:
1. 19 à 21 km/h
2. 21 à 24 km/h
3. 22 à 25 km/h
4. 23 à 26 km/h
5. 24 à 27 km/h
6. 25 à 28 km/h
7. 29 et plus !!!
Vous ne trouverez pas Giverola sur une carte, car c'est le nom d'une magnifique crique entourée de falaises en bord de mer à 5 km de Tossa de Mar (ça c'est GPSisable ou GOOGLEARTHisable). L'hôtel est constitué de studios éparpillés le long de cette crique. Piscine extérieure de 25m chauffée, tennis, minigolf, massage sportif, piscine intérieur chauffée avec 2 Jacuzzi et fitness, complètent l'offre sportive du site. L'hôtel dispose d'un garage pour les vélos, d'un coin lavage + gonflage et d'un atelier de réparation.

Diverses variantes pour les studios permettent de loger de 2 à 5 adultes, l'équipement est simple, mais agréable, salle de bain avec douche, coin salon et balcon, et même une kitchenette!

Le séjour est en demi-pension, soit un buffet p'tit déj magnifique et un buffet du soir absolument somptueux, digne du Club Med. Nourriture variée de grande qualité, parfaitement adaptée à la pratique du sport. 5 tickets "Lunch" compris dans le forfait permettent à chacun de se faire des sandwichs pour la pause de mi-parcours et de profiter 1 fois dans la semaine de pâtes chaudes servies à la pause. Possibilité de faire le plein de boissons isotoniques (Sponzer) ou d'eau le matin. Ravitaillement en eau en cours de route par le minibus d'assistance. Un minimarket permet de se ravitailler en eau potable et diverses boissons ainsi qu'en barres énergétiques Sponzer.

Le climat agréable de la Costa Brava permet au mois de Mai de rouler en court, à la rigueur un petit gilet le matin en début de parcours, mais guère plus. A cette saison, les pluies sont assez rares, et si toutefois... elles ne durent pas.

Bon ! C’est pas tout ça ! Mais ça fait un moment que j’ vous bourre le mou avec ma campagne promotionnelle, que même chez Hotelplan y savent pas en faire autant, mais toi, le vélocipèdiste, j’ t’imagine derrière ton pc, les guitounes qui frétillent, les cocottes qui fument, le gilette dans une main, la mousse à raser dans l’autre que pour peu, à l’envie, tu t’referais bien un p’tit rasage des mollets, juste un... un dernier avant l’hiver… promis chérie c’est l’dernier ! Après j’arrête ! Pire menteur va !
Donc il te manque qu’une chose : LE PRIX
Ce prix comprend :
- Le voyage aller retour en car y.c le transport du vélo
- Le séjour pour 1 semaine en demi-pension
- Le forfait sport (sorties à vélo+assistance)
|
STUDIO TYPE |
OCCUPANTS |
PRIX par PERSONNE |
PRIX par PERSONNE si réservation fixe confirmée avant 31.12.07 |
| A |
2 |
1249.- |
1199.- |
| A |
3 |
1119.- |
1069.- |
| B |
3 |
1189.- |
1139.- |
| B |
4 |
1089.- |
1039 |
Bref, à part les boissons au repas du soir et une p’tite mousse par-ci par-là, y a pas véritablement d’autres dépenses ; à part bien sûr si tu tiens absolument à revenir avec une poupée danseuse de flamenco en porcelaine pour mettre sur ta télé ! C’est vrai que ça fait toujours chic chez soi ! A part ça, si on est 13 ou plus, on peut demander à ce que le cars nous prenne directement à Blonay par exemple, plutôt qu’à Kerzers ! Et croyez moi c’est pas négligeable !
Donc, vous prenez votre bâton de pèlerin et vous me rabattez, tout cycliste intéressé, si possible plein de joie et de bonne humeur, moi je me charge des démarches d’organisation et hop ! Le printemps prochain, la Costa Brava n’a plus qu’a bien s’tenir, on arrive ! Petite précision encore : dans cette structure, il y a également des groupes qui font du VTT, c’est donc possible et semble-t-il magnifique, mais j’ai jamais testé ! Il est également possible de louer un vélo sur place, aussi bien VTT que vélo de route, et c'est pas de la graille ! du Scott CR1 Carbon pour les routes et du Scott MC 30 Carbon pour les VTT.

Si vous maitrisez un peu l’allemand, vous trouverez plus d’infos sur le site officiel de Bikeholiday und Fitholiday
Vous êtes intéressé ?
Alors vous me contactez directement, soit par mail, soit sur mon portable (je préfère c’est plus simple pour les compléments d’info) dont le numéro figure sur le mail que vous venez de recevoir.
A bientôt
Nicolas Duplan
dit:
NicoLarustine
PS: Ci-dessous dans ce blog vous pourrez lire le récit de l'aventure Giverola 2007 et plus bas celle de 2006. (faut cliquer en bas de page sur: suiv >>
Et si après ça j'ai pas réussi à vous faire envie ! Ben, c'est que soit j'ai pas été bon pour transmettre mon enthousiasme, soit vous êtes définitivement fait pour rouler Lutry Corniche Chardonne et retour...
03:03 Publié dans SORTIES VELO DE ROUTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09.06.2007
GIVEROLA 2007
Giverola… on prend pas les mêmes et on recommence !

D’entrée, le carnet des décéptions ! Comme ça ce sera fait, et on passe au vif du sujet.
Luccio, qui se réjouissait d'être du voyage pour la seconde fois, a découvert une partie de son anatomie nommée Achille, qui a la fâcheuse manie de s'enflammer sur les manivelles de 175. Faute d'amélioration notoire et d'entraînement suffisant, il a préféré renoncer à son stage de Schwitzertütsch !

Reste donc André, le père de ma charmante femme, 62 ans, à la glorieuse carrière sportive, ainsi que Sylvain le petit jeune qui monte… mais qui monte vite, vite, vite. Il a bien failli se faire enfermer par sa Vero, qui ne pouvait pas vraiment imaginer une semaine sans lui, mais il s’est quand même débrouiller pour être à l’heure au rendez-vous.
Départ le 19.05.07 de Kerzers pour 10h de car. Arrivée au petit matin à Giverola, où je retrouve de vieilles connaissances de l'an dernier: Nicole et Marcus les Landquartiens, Franzie la Bernoise, René le Balois et Marcus l'italo suisse allemand du val de Travers, Joggy le grand Sachem de Giverola et surprise… un voisin de Sylvain, Etienne Languetin accompagné de Valérie son épouse. Etienne est chargé de piloter un peu les pauvres Welsches égarés à Giverola.

Devant le panneau d'affichage faisant état des tours planifiés pour la semaine, Sylvain et DD font des yeux de Merlan frits à la vue des kilométrages, ce d'autant plus que la formule a quelque peu changé, et qu'on commencera le dimanche par un petit 122 kils comme ... apéro. Je souris malicieusement, me rappelant nos tronches dubitatives avec le Luccio l'an dernier.Dès l'après-midi, petite mise en jambe le long des "cala" jusqu'à San Feliu.
Si je te demande fidèle lecteur, de me citer 3 espécialités Espagnoles, tu vas assurer classique en répondant: Paella, Tortilla et morue ! Comme beaucoup tu ignores que les Ibères ont une spécialité unique au monde: le bitume fin ! Hé oui ! Le revêtement des routes est si fin que le rendement de nos machines est étonnant. Si bien qu'à la 2ème bosse, Sylv' met une briquette sur 300m histoire de gouter à ce subtil plaisir. Sa tête toute illuminée de plaisir, laisse présager du bonheur qui l'attend durant la semaine à venir.

Le dimanche, pour la première, on opte pour le groupe à la moyenne 22-25 km/h, histoire de prendre un peu la température. Au retour DD choisi de rester dans ce groupe pour la semaine, avec pour ambition de finir tous les tours dans un état de grande fraicheur. La sagesse a parlé, il sait qu'avec ses 900 kils, il doit se faire un fond et ne pas se griller pour la saison. D'ailleurs il est chaque fois revenu la mine épanouie en disant: j'aurais pu en faire 20 de plus ! Ce que je veux bien croire, car il est vraiment étonnant.

Je pousse Sylvain à intégrer le 24-27 et pour ma part, je roule le 75 kils de Romanya, dans le 23-26. Mal m'en pris, la jeune meneuse de groupe ne connaît pas le métier, elle part à froid tête dans le guidon, met la mine au bas des descentes sans laisser au groupe le temps de se recomposer, ne regarde jamais si ça suit, et fini le tour… en levant le pied histoire de ne pas rentrer avec une moyenne supérieure au taff. Fallait voir la furie, bloquée derrière un autre groupe, chercher l'ouverture pour dépasser, on aurait dit un valaisan en Opel Manta sur l'autoroute un vendredi soir.

Pour le 158 kils du 3ème jour, je rejoins sylvain dans le groupe 24-27, conduit par René, fin rouleur de 51 ans, à la parfaite gestion du groupe, j'avais roulé dans son groupe l'an dernier sur un tour très dur où j'avais trop souffert, mais Luc y avait passé la semaine. On finira tous les tour à plus de 28 de moyenne, avec une mention spéciale pour le 178 kils final à 28.6 s'il vous plaît ! Dont un retour de 90 kils en 2h40 dont 40 bornes le vent dans les dents.

Question météo du beau du chaud tous les après midi et du slalom entre les gouttes le matin.

En renonçant à rouler le 8ème jour, on a totalisé plus de 720 bornes en 7 jours
Nous rentrons sur la suisse fourbus mais contents le 26.05.07. Pour ma part c'est sûr, je reviendrai l'an prochain avec le ferme espoir d'embarquer une équipe formée des mêmes plus Luc, Fabrice et son nouveau vélo, même si ça lui coute son vieux stock de points FIS hérités du temps du para, et un forcing avec Joëlle! Le pote Gruyèrien à Fabrice, Gérard l'ex collègue à DD, et cette fois Marc t'avise pas de te trouver une course VTT bout de bois au Tessin destinée au seul alibi de se taper une polenta au lapin et 3 de Merlot. Surtout si c'est pour la rouler avec 38.5 de fièvre. Et pis si vous en connaissez d'autres, ils sont les bienvenus, je m'occupe de tout et vous rappellerai en temps voulu pour les réservations début février 2008, mais d'entrée prévoyez aux environs de la mi-mai, c'est la meilleure période météo/température.

Je ne finirai pas sans prendre le temps de remercier de tout cœur tous ceux qui ont contribués à ce voyage en versant leur offrande lors de mes 40 ans, grâce à vous j'ai passé une semaine de rêve.
NicoLarustine
02:46 Publié dans SORTIES VELO DE ROUTE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.04.2007
FLUIDE! FLUIDE! QUI DIT TOUJOURS LE LUCCIO!!!
Salut à tous Si j’ai boudé quelques sorties VTT avec vous ces derniers temps, c’est pour mieux m’entraîner en cachette afin d’être plus à l’aise dans les descentes d’enfer sur lesquelles vous vous faites un malin plaisir à m’emmener juste pour me voir flipper ! Le résultat est à la hauteur de mes espérances ! Heu… petite précision, le gars devant, c’est… MOI
NicoLarustine
23:11 Publié dans SORTIES VTT | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
29.04.2007
ET TOC !
Ca c'est juste pour vous montrer que je ne raconte pas toujours des conneries et que dans la série des gars pas tout à fait, et bien De Gayardon se posait un peu là. Je dis se posait car le pauvre homme est mort, mais rassurez-vous il n'est pas mort d'avoir passé à travers l'hélice !... mais d'avoir mal monté son parachute !
http://www.villiard.com/video-chute-libre.html
NicoLarustine
03:44 Publié dans GENERAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






























